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"Je SUIS Charlie" vu par la bioanalogie !

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"Je SUIS Charlie" vu par la bioanalogie !

Message  Ashoka le Lun 19 Jan - 14:15

« Je ne suis pas Charlie, Je SUIS Charlie ! »


Tous mobilisés

Il est rare qu’un événement mobilise la planète tout entière dans un élan de solidarité d’une telle ampleur. Ce mouvement a en effet été plus rapide et plus important que ceux qui ont suivi le tsunami du 26 Décembre 2004, l’attentat du 11 Septembre 2001 ou encore l’explosion de la centrale de Fukushima, le 11 Mars 2011.

Notre responsabilité, vue par la Bioanalogie

A travers cette actualité, nous sommes face à une impérieuse invitation à la réflexion et nous nous devons d’y répondre si nous voulons prendre notre responsabilité d’humain conscient.

Il n’est pas question d’entretenir ici l’émotionnel et ses clivages ni de créer une solidarité et/ou une fraternité qui s’appuieraient sur une réaction à la barbarie. Je sais que selon certaine règle sociale, « les ennemis de mes ennemis sont mes amis », mais il s’agit là d’une loi de survie et non de vie qui donc n’appartient pas au Principe universel de la Bioanalogie.

Parce que c’est, bien évidemment, avec le regard non dualiste de la Bioanalogie et selon la Loi du Principe que je viens partager cette réflexion avec vous.

Tout ce qui se passe à l’extérieur… ne parle que de nous.

Pour faire l’analyse de tels événements, nous devons tout d’abord nous rappeler que tout ce qui se passe à l’extérieur et qui nous touche, ne parle que de nous : si nous sommes touchés, c’est qu’il y a un Principe commun entre l’extérieur et nous- même, non encore mis en conscience.

Dans cet article, il ne s’agit donc ni de juger ni de justifier mais d’être à l’écoute afin de déceler en quoi ces événements expriment dans la dualité ce que nous ne savons pas vivre en conscience.

Plusieurs points ont retenu mon attention :

Attentat contre un journal libertaire

Charlie Hebdo est un journal libre et satirique. Deux terroristes assassinent l’équipe directrice donc la « tête » de cet hebdomadaire.

C’est « l’éradication de la tête d’un journal libertaire » et en termes de Principe, cela signifie faire disparaître la preuve de la liberté.

Etre libre est une expérimentation et non une réaction. C’est un choix qui ne dépend pas de l’extérieur : être libre, c’est choisir d’expérimenter ce que la vie nous propose. La seule façon d’être libre pour un prisonnier est de ne pas souhaiter s’évader.

Dans « Un long chemin vers la liberté », Nelson Mandela a écrit : « Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres ».

C’est cela que nous avons à mettre en conscience de façon impérieuse : la liberté ne se prouve pas, elle se vit. Nous sommes invités par ces événements à cesser de prouver que nous sommes libres pour vivre cette liberté, en prenant la responsabilité de ce qui nous arrive, comme une expérimentation et non comme une contrainte.

Ne défendons pas la liberté, vivons la !

Une ampleur planétaire

Un autre point important est la façon dont l’événement a pris instantanément une ampleur planétaire, déclenchant un mouvement de solidarité inégalé.

Selon la loi du Principe, ampleur planétaire et solidarité ont bien sûr un sens.

Étymologiquement compatir signifie souffrir avec. Pour le Dalaï-Lama, il y a différents niveaux dans la compassion qui vont de voir l’autre comme un autre soi-même à la Grande Compassion sans identification ni Ego. La compassion est alors une attitude intérieure sans objet dans le sens où elle n’a pas d’objectif et concerne l’humanité tout entière.

Nous sommes ainsi tous invités à prendre la responsabilité de tous les événements qui nous touchent et à y répondre car c’est cela la Grande Compassion.

Endoctrinement et fanatisme

Ce mouvement mondial s’est développé en fonction de différents paramètres allant de la solidarité envers les journalistes et les policiers massacrés à la révolte face à la « liberté assassinée ».

Il s’agit bien sûr d’une réaction à l’endoctrinement et à l’intégrisme donc au fanatisme religieux. Là encore l’étymologie du mot nous éclaire : les fanatiques étaient les serviteurs du temple (fanum).

Réagir à l’endoctrinement, c’est s’opposer à toutes formes de croyance aveugle et cesser de mettre le sacré à l’extérieur dans une forme ou un lieu.

Dans les Dialogues avec l’ange transcrits par Gitta Mallasz, l’ange dit : « Le nouveau Temple n’a pas de murs parce qu’il grandit toujours. Retournement, retournement en tout. L’ancien temple était bastion. Forteresse. Le nouveau Temple ne l’est plus ! Il n’a pas de murs. Il dit également : « Il n’y a plus de chemin », dans le sens où il n’y a plus de voie à suivre.

Ainsi le sacré n’est ni dans un objet ni dans un lieu mais, là encore, dans l’expérimentation de chaque instant. Et dans le respect de sa propre vérité, issue de cette expérimentation personnelle, dans la mesure où cette vérité ne cherche pas à modifier l’extérieur.

« Je suis Charlie »

Le dernier point remarquable à mon sens est ce slogan repris mondialement.

Avec les réseaux sociaux, il est possible de suivre une personne afin d’être informé de son parcours. Ainsi lorsqu’on a un compte social, on a des followers (suiveurs) qui écrivent : « Je suis Untel ».

C’est ainsi qu’immédiatement après l’attentat, un follower inspiré a écrit sur son compte : « Je suis Charlie ».

Une sorte d’alchimie s’est alors produite transformant spontanément le verbe « suivre » en verbe « Etre » et ce message a été écrit dans ce sens plus de 5 milliards de fois !

Ne suivons plus… Soyons !

En ce début d’année, la somme théosophique des quatre nombres de l’année 2015 étant 8 /Présence, j’ai terminé la formulation de mes vœux ainsi : Il n’y a pas à perdre son énergie dans la recherche de l’instant présent : juste le vivre !

Au vu de ce phénomène, je pourrais ajouter : Ne suivons plus…. Soyons !

Notre plus grande contribution à l’évolution de l’humanité, le plus grand amour que nous puissions vivre, et qui peut nous permettre de sortir de la lutte contre le fanatisme religieux est de réaliser que tous ces événements ne sont pas en dehors de nous : ils sont nous, dans leur Principe, et nous nous devons de les réaliser en conscience.

Jean-Philippe Brébion

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Namasté !
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Ashoka
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